Acquisition d’une tête de Korè : un jalon archaïque pour le Musée du sourire
Visage juvénile, lèvres fines, tendues, relevées avec une retenue caractéristique… la tête de la Korè en terre cuite s’inscrit dans la tradition des statues votives féminines offertes aux sanctuaires entre le VIIᵉ et le milieu du Vᵉ siècle av. J.-C. L’œuvre conserve l’essentiel : une douceur sculptée et surtout un sourire, trace fondatrice de l’expression dans l’art occidental. Dans la pensée grecque, cette présence lumineuse relève de l’agalma : un objet qui charme, qui honore, qui élève. La Korè incarne ce principe et traverse les siècles avec la même intensité retenue. En rejoignant les collections du Musée du sourire, en novembre 2025, lors d’une vente chez Artcurial, cette tête de Koré dialogue naturellement avec une autre figure emblématique : la Korè au Péplos (vers 530 av. J.-C.), conservée au Musée de l’Acropole d’Athènes. Même retenue du geste, même sourire à peine esquissé, même élégance des lignes influencée par la mode ionienne.










